1 août 2017

Découvrir

L’individu, l’être social, l’entreprise et l’Humanité.

Une/À la découverte d’UberPol

 

Pourquoi ?

UBERPOL* a germé au moment où apparaissaient les premiers PC. En 1985, la diffusion publique d’ordinateurs qui allaient se mettre en réseau Internet en 1990, suggérait l’idée que la société allait subir un impact avec ces technologies émergentes. Il convenait d’y réfléchir, de l’analyser pour finalement prendre des mesures adaptées. Étant donné que le groupe que nous formions avait une culture déjà ancienne, nous nous sommes spécialisés dans sa conception qu’il existait une notion spécifique et propre à la société. Durant des années qui suivirent, nous avons étudiée en parallèle à l’essor technologique, cette notion d’un « Savoir » que la société détient en propre.

Pour dire les choses simplement, on admet généralement que les individus détiennent chacun un savoir – écrivons-le « S1« . Lorsqu’ils sont en société, ces savoirs s’accumulent et, selon les usages on peut l’écrire « Sn« , pour un collection comptant ‘n’ individus. C’est généralement notre manière de raisonner lorsque nous gérons les conduites collectives et les Big Data. Mais une psychologie profonde suggère une troisième dynamique, ajoutant un savoir spécifique, propre et indépendant, exclusif et réservé à la société en elle-même. Pour distinguer ce Savoir Collectif, on l’écrit « S2« .
S2 diffère de tout ce que S1 peut imaginer ou comprendre. Typiquement, S2 représente le savoir de l’Intelligence Artificielle, mais c’est plus que cela ; de même qu’on n’attribue pas un savoir à un cerveau mais à une personne, S2 n’est pas limitable à une machine – il s’agit bien du Savoir de la société elle-même, accessoirement équipée d’une machine semblable à un cerveau.

 

Ce préambule ne doit pas nous arrêter. Il permet de décrire avec une grande précision les relations que vont entretenir au fur et à mesure de leur croissance respective, les individus en développement et les machines informatiques en développement parallèle. C’est l’enjeu de la réciprocité entre l’humanité et l’Intelligence Artificielle. Puisqu’il est très ambitieux de réfléchir à cela, il a été nécessaire d’avancer avec précaution, en établissant des bases fermes et en effectuant des vérifications nombreuses. Ainsi, nous eûmes à partir de 1990 une pratique expérimentée, qu’on appela UNEFPE*, nanties d’une Analyse Plurielle. Cette technique constitue encore à ce jour un des quatre services délivrés par UBERPOL. Cette Analyse assiste les sociétés, (entreprises, équipes, communautés, etc…) désireuses de traiter la cohabitation entre elles-mêmes et les technologies robotiques et intelligentes nouvelles.

 

Chemin faisant, cette confrontation « individus-société-IA » fit ressortir le rôle que le code génétique allait prendre en lien avec les codes numériques. Il devenait évident que la citoyenneté du monde informatique allait vivre un progrès considérable en collaborant aux fonctions de la génétique. Ceci fit partie des impacts que nous avons estimés inévitables dans la collaboration individus-société engagée dans l’ère numérique. C’est pourquoi à son tour a germé le second service, PSYBAKH*, qui est désigné pour garantir une individualité, citoyenne numérique, libre et privée, protégée tant des captures intellectuelles (conditionnements idéologiques, mémétiques) que physiques (propriétés commerciales des génomes).

 

Pour comprendre le troisième service, APSO, on se sert des indices S1, Sn, S2 dont nous sommes partis. Cela demande un examen en détail mais on peut le résumer, en rappelant que c’est grâce à eux, et à leur usage tant en psychologie qu’en cybernétique, qu’a pu être conçu un algorithme, qui a d’abord été appelé celui des Discours Sociaux*. Cet algorithme, en 1970 a eu une grande influence, avant même que le mot « algorithme » devienne à la mode. Nous l’avons restitué à son tout premier usage ; il s’agit de ce qu’on appelle depuis des temps immémoriaux, « démocratie » sans qu’alors on eut vraiment connu ses lois mathématiques. Aujourd’hui il a été possible de connaître strictement le mécanisme en jeu dans une conduite directe des lois par le peuple (définition de la démocratie). Il s’avère que ce n’est qu’avec la technologie informatique que cet état puisse être effectivement réalisé ; autrement dit notre époque assiste à un avènement véritable de ce que peut être la démocratie promise dans l’histoire.
Et puisque nous arrivons à mettre en activité des principes qui plongent dans le passé, nous arrivons également au quatrième service d’UBERPOL qui est celui d’intégrer l’individus-société non plus seulement à l’ordinateur, puis à la biologie numérique et enfin à la politique, mais aussi à l’histoire. Cette entreprise a été qualifié de PSYCHOHISTOIRE* depuis longtemps déjà, lorsqu’au début du siècle précédent, des scientifiques visionnaires ont voulu donner un nom à l’émergence de l’informatique dans le cours de l’histoire humaine. Il était inévitable qu’UBERPOL, initialement désigné à faciliter la coordination de la société informatisée, aboutisse à servir aux recherche de mémoires, tant individuelles que collectives.

 

Utilisation

Pour illustrer la mise en pratique des réflexions que nous venons de faire, mettons en scène un individu, qui va d’abord chercher à préserver son identité dans un monde numérique. Il se dirigera vers PSYBAKH parce qu’elle est une Association de personnes qui, comme lui ou elle, souhaitent affirmer l’inaliénabilité de leur génome ainsi que de leur mémoire biologique et biographique. Ni les familles ni les États ne peuvent procurer cette définition de soi, qu’en toute indépendance une personne ne peut affirmer qu’au sein d’une collectivité strictement définie à la fondation de la sociologie : le phénomène associatif qui est, dans le cas de psyBakh protégé par UBERPOL, comme une copropriété est entretenue par un Syndic.

Notre individu type pourra confier avec ses semblables à la communauté psyBakh, ses échantillons génétiques, ses compilations biométriques et sa biographie, cryptés et dans des coffres gérés par l’Association ainsi que leurs usages post-mortem selon ses volontés. S’il ne faisait pas cela, le commerce ou les États mercantiles ou totalitaires s’en chargeraient. Mais alors, se demande-t-il, par quelle gouvernance, ces organismes de protection, UBERPOL et PSYBAKH sont-ils eux-même menés ?

 

C’est ainsi qu’il trouvera la réponse d’APSO. Répondant aux nécessités logiques d’une gestion de mémoires numériques, biologique et génétique, par des entités elles-mêmes numériques, Intelligence Artificielle et réseaux – ce qu’on appelle la « cybernétique » élabore les algorithmes de guidance. La Cybernétique est définie comme la « science des relations et de leur contrôle entre les êtres vivants et les machines » ; une fois son identité constituée et défendue, notre personnage va y apprendre que, pour gouverner l’entreprise et l’industrie de sa préservation individuelle, l’algorithme social y convenant est celui de la démocratie – c’est à dire une gouvernance directe, universelle et en temps-réel. Il la trouvera sur la plateforme https://votemobile.xyz par exemple où il sera membre de groupes tels psyBakh, UberPol, mais aussi de son syndicat, de son club sportif ou de son parti politique, ainsi que d’autres qu’il pourra joindre ou créer. Principalement par l’effet du temps-réel des votes et résultats, permanents et immédiats, ces groupes-scrutins lui garantiront une gouvernance où le Savoir Collectif – S2 décrit ci-dessus – exprime son poids essentiel dans les gestions des codes, biologiques et civils, par le numérique.

 

Certes alors, notre individu-type aura considérablement avancé dans l’intelligence de sa conduite sociale. Mais justement ! Cette avancée si grande menace de laisser en arrière bouleversé l’ancien monde qui traîne par inertie. Notre membre exemplaire, maintenant membre de psyBakh.net et votemobile.xyz, constate que dans son voisinage, un grand nombre parmi les entreprises et communautés, qu’il fréquente quotidiennement, sont désorientées et désorganisées par l’essor numérique qui les envahit. Pour certaines, le passage à une gouvernance adaptée, type APSO, est insuffisante, voire impossible. Face aux difficultés de ces collectivités, il comprendra l’utilité et l’usage d’une Analyse Plurielle procurée par UNEFPE.

Lorsque ces communautés en transition, ou pour une simple hygiène contactent UNEFPE, elles trouvent à leur disposition des spécialistes qui, sur place ou par télématique, vont intervenir, comme des conseillers, et plus précisément comme des analystes pour susciter des résolutions des tensions, malaises ou conflits que peut provoquer le Savoir Collectif de l’Intelligence Artificielle.

Grâce à cette véritable thérapeutique de l’ensemble collectif, nous sommes à présent arrivé au point où notre individu-type, politiquement affirmé (psyBakh), citoyen dans le numérique (APSO), collabore au niveau de ses entreprises, à leur santé ou leur hygiène (UNEFPE). Il est donc pratiquement arrivé au terme de sa mise-à-niveau de l’Ère informatique, où il lui reste à alimenter ses connaissances par celle de la Psychohistoire. Il ou elle fera à cette fin usage d’un quatrième service d’UBERPOL, le mettant en relation avec des spécialistes garantis. Avec eux par une analyse personnelle de son rapport à l’histoire de la civilisation, des communautés, voire de l’humanité, cet individu-type de l’Age Informatique, peut perfectionner la connaissance de soi et résoudre ses propres conflits personnels – notamment il améliore la gestion de sa préservation et de sa mémoire qu’il avait commencé en psyBakh. La boucle est ainsi bouclée et il ou elle aura couvert le cycle de l’écosystème UBERPOL.

 

But

Même si on peut en décrire les motifs logiques, comme on vient de les parcourir en quatre étapes : la préservation biologique et biographique, la responsabilité d’une participation à la gouvernance, l’intelligence de l’adaptation de l’entreprise, la connaissance de soi vis à vis de l’histoire humaine – (respectivement : psyBakh, APSO, UNEFPE, Psychohistoire), nous sommes encore restés aveugles au motif essentiel de cette mise-à-niveau du monde moderne. Les quatre services d’UBERPOL ne sont pas qu’une réaction réflexe immédiate, pour une adaptation urgente et nécessaire, devant un monde qui change et qui nous change ; ils sont également capables de définir et d’assumer un but.

 

Lorsque pour commencer, nous avons mentionné les principes : le savoir de l’individu, S1, celui du rassemblement de masse, Sn, et le Savoir Collectif lui-même, S2, ainsi que l’algorithme du discours social et de la démocratie, nous avons procédé suivant l’intuition qu’une bonne adaptation de comportement devait mener à une bonne raison.. Mais précisément… quelle est cette raison d’être d’une triple collaboration entre l’individu et sa société, et sa technologie de surcroît ?

La réponse est aussi simple qu’importante. Elle a déjà été fournie par la définition, brièvement mentionnée, de la Cybernétique, et sur laquelle il importe de s’arrêter pour y réfléchir.

La Cybernétique et son nom étrange, presque devenu tabou, est la science non seulement des machines intelligentes, mais surtout des relations entre le vivant (l’intelligence vivante), et ces machines (l’Intelligence Artificielle). Or les relations réciproques entre le vivant et les machines, donnent aussi la stricte définition de l’Écologie. L’étrange accueil que l’être humain a fait à la cybernétique s’explique pour cette raison. Cette science apparue vers le début des années 1900, annonçait que notre rapport à la nature et à la planète que nous habitons, n’allait pas être ni se résoudre par un simple naturalisme, de même que les bonne intentions ne sont pas suffisantes à une saine morale. Par conséquent elle a été mal reçue par les solutions de facilités. Mais aujourd’hui nous voyons de mieux en mieux quel est le danger de vivre en négligeant d’assumer la relation humaine aux machines ; car plus nous laissons les responsabilités aux mains d’êtres humains idéaux, plus nous nous enfonçons dans un cruel effondrement de notre écosystème et de notre sens moral d’humanité (robots tueurs, guerres chimiques..). Plutôt donc qu’aux idéologies et aux leaders clownesques, nous avons certainement mieux à faire, en partageant consciemment nos gouvernances avec l’appoint des appareillages numériques, directement et sans leurs intermédiaires rapaces. Une antique formule des magiciens énonçait que « l’être humain fabrique des machines qui le rendent malade et qui le guérissent ». Par sa présence, UBERPOL traduit et manifeste que nous les personnes, avons les moyens de passer à présent à la seconde étape de la formule, celle de la guérison. Elle consiste à assumer l’informatisation, en relation à tous les niveaux de l’existence, individuelle, sociale et historique ; et c’est son but que d’harmoniser ces relations pour établir le régime d’une écologie complète, intégrale, où l’être humain et ses instruments forment une assistance mutuelle, tant à leur propre sauvegarde qu’à celle de l’environnement qui les entretient tous les trois.

 

*UBERPOL ou UP est un acronyme d’Ubérisation (de la) Politique.

*UNEFPE ou 1FP est l’acronyme d’UNE Fonction PsychanalytiquE (création Lyon 1985)

*PSYBAKH est un acronyme pour un FeedBack spécifique à l’histoire de la civilisation.

*les Discours Sociaux ont été ‘mathémisés’ durant les années dites 68 par la psychanalyse, notamment de Jacques Lacan qui en releva l’algorithme des Quatre Discours.

*la PSYCHOHISTOIRE a été décrite par le cybernéticien Isaac Azimov et l’historien Karl Lamprecht, suivi par le védantiste Sri Aurobindo.